January 20, 2020

Intelligence artificielle

Il est impossible de rester sourds aux transformations sociétales et aux nouvelles avenues que le numérique offre à l’éducation. Impossible également de rester indifférents à toute la place que l’intelligence artificielle, souvent abrégée sous le terme IA, gagne dans tous les secteurs de notre société, et ce, même si elle n’a pas encore – officiellement du moins – conquis l’école. Car l’IA y est pourtant bien présente, notamment par le truchement des applications sur les téléphones intelligents ou des moteurs de recherche qu’élèves et enseignants utilisent de façon quotidienne, sans pour autant toujours se poser des questions d’éthique. L’intelligence artificielle fait ainsi désormais partie intégrante de nos vies, et ce, même si elle n’est pas abordée dans le cursus scolaire des élèves ou les programmes de formation des maîtres.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Pour plusieurs, il s’agit d’un domaine d’études ayant pour objet la reproduction artificielle des facultés cognitives de l’intelligence humaine, dans le but de créer des logiciels ou des machines (des robots, des plateformes, etc.) capables d’exécuter des fonctions relevant normalement de celle-ci. L’intelligence artificielle, c’est donc aussi des programmes informatiques – ou des machines comme des robots – en mesure d’apprendre et d’appliquer les connaissances acquises pour résoudre des problèmes. L’IA est donc capable de résoudre des problèmes en apprenant à partir de données, de patterns, de modèles. L’intelligence artificielle se retrouve dans plusieurs domaines et applications en éducation, comme nous le verrons plus loin. L’intérêt de l’IA est de décharger l’humain de certaines tâches, parfois plus complexes, en les automatisant.

Thierry Karsenti est également coresponsable de l’Axe Éducation et capacitation, de l’Observatoire International sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique. Cet observatoire regroupe près d’une vingtaine d’établissements universitaires et collégiaux, de même qu’un grand nombre de centres de recherche, dont le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE). La mission de l’OBVIA et de ses quelque 160 chercheurs? Maximiser les effets positifs de l’IA et en minimiser les impacts négatifs. C’est donc l’IA, pour le meilleur, mais sans le pire. L’Observatoire regroupe huit axes, dont l’axe Éducation et capacitation.

Avec l’équipe de la Chaire, il a réalisé la Cartographie thématique sur l’intelligence artificielle en éducation, portail qui est résolument dynamique, puisqu’elle est mise à jour de façon régulière. Qu’est-ce qu’une cartographie thématique? C’est une indexation, souvent dynamique de ressources portant sur un thème spécifique – l’IA et l’éducation, dans ce cas-ci. Nous avons donc réalisé une cartographie dynamique des principaux outils, projets ou ressources portant sur l’usage de l’intelligence artificielle en éducation. Notre cartographie sera-t-elle un jour intelligente? Oui. Mais la première itération ne présente pas à ce jour un moteur de recherche doté d’algorithmes permettant de recommander des ressources aux usagers en fonction de leur utilisation. Cela dit, les usages qu’en font aujourd’hui le public nous permettront de recueillir de précieuses données pour en arriver là.

Pour plus d’information, voir l’article intégral: Intelligence artificielle en éducation: L’urgence de préparer les futurs enseignants aujourd’hui pour l’école de demain?